Aller à…
RSS Feed

26 octobre 2020

Le président al-Assad affirme que la situation en Syrie s’est améliorée après la participation de l’armée de l’air russe à la lutte anti-terroriste


Actualité

Le président al-Assad affirme que la situation en Syrie s’est améliorée après la participation de l’armée de l’air russe à la lutte anti-terroriste

Sana


Photo: Sana

Dimanche 22 novembre 2015

Damas / Le président Bachar al-Assad a affirmé que la situation en Syrie s’est améliorée après la participation de l’armée de l’air russe dans la lutte anti-terroriste.

«Récemment et après la participation de l’armée de l’air russe à la lutte anti-terroriste, la situation s’est améliorée et l’armée syrienne a progressé dans de nombreuses zones sur le territoire syrien», a assuré le président al-Assad lors de l’interview qu’il a accordée à chaîne chinoise Phœnix TV.

Le président al-Assad a ajouté qu’après le 1er mois de la participation russe, les groupes terroristes avaient reculé et pris la fuite par milliers vers la Turquie puis vers d’autres pays.

«La lutte anti-terroriste ne peut pas être réalisée par le biais des raids aériens seulement, mais il faut avoir des soldats sur le terrain», a dit le président al-Assad qui a précisé à cet effet que les russes dépendent des forces terrestres syriennes et coopèrent avec elles.

Questionné sur une coordination entre les forces américaines et le gouvernement syrien, le président al-Assad a nié toute forme de coordination ou de contact entre les deux parties.

Quant aux dernières manœuvres communes entre les chasseurs américaines et russes, le président al-Assad a indiqué que ces manœuvres avaient pour but d’éviter toute collision entre eux car ils opèrent parfois dans la même zone.

Répondant à une autre question sur l’opposition modérée en Syrie, le président al-Assad a fait noter qu’il n’y a pas en réalité des groupes d’opposition qui sont tangibles, faisant noter qu’un groupe d’opposition ne se représente pas par les combattants ni par les personnes qui portent des armes automatiques ou toute autre arme, mais il est une terme politique.

«Si on parle des parties liées aux extrémistes, la plupart de ces groupes sont affilés à al-Qaïda, soit via Daech ou via Nosra, mais si on parle de l’opposition politique, certaines parties de cette opposition sont à l’intérieur de la Syrie et d’autres sont hors de la Syrie. Une partie d’elle fournit un soutien politique aux terroristes alors q’un autre ne le fait pas mais elle s’oppose aux terroristes et soutient le gouvernement malgré son appartenance à l’opposition», a fait valoir le président al-Assad.

Questionné sur le fait que l’activité militaire russe se réalise en coopération avec certains groupes de l’opposition, le président al-Assad a indiqué que les russes travaillent avec certaines personnes armées, ainsi que le gouvernement syrien.

«On a besoin de la réconciliation en Syrie et si on veut réaliser cette réconciliation, il faut alors parler à certaines personnes qui portent l’arme, car c’est le moyen le plus efficace pour améliorer la situation et établir la paix dans l’avenir», a dit le président al-Assad.

Passant à la création de Daech, le président al-Assad a souligné qu’il a été créé en Irak en 2006 sous le nom de «L’Etat Islamique en Irak», et ce sous la supervision, dite l’occupation américaine, ajoutant que Daech et Nosra sont issus d’al-Qaïda en Afghanistan.

«L’idéologie de Daech est wahhabite, et la famille gouvernante en Arabie Saoudite soutiennent, formellement et publiquement, les établissements wahhabites, alors il y a beaucoup de personnalités wahhabites qui peuvent envoyer des fonds à ce réseau. Quant au point de vue logistique, tout soutien fourni à Daech, en sources humaines, en fonds ou par la vente du pétrole, passent via la Turquie et en coopération avec les Saoudiens et les Qataris», a révélé le président al-Assad qui a affirmé que sans cette espace logistique, Daech n’aurait pas survécu car il n’a pas un incubateur populaire en Syrie.

« Daech est un corps étrange dans notre pays, mais il avait pu contrôler certaines zones via le terreur, la répression et la meurtre.

En réalité, sa force vient de la Turquie et d’un appui personnel d’Erdogan et de Davutoglu», a précisé le président al-Assad.

Répondant à une question sur les parties qui achètent le pétrole de Daech, le président al-Assad a dit que cela se réalise essentiellement via la Turquie.

«L’argent vient du Qatar, de l’Arabie Saoudite et du gouvernement turc lui-même pour transporter le pétrole de la Syrie vers la Turquie car la plupart des champs pétroliers se trouvent près de la Turquie et l’Irak, alors Daech vent le pétrole via la Turquie car il ne peut pas le faire via l’Irak qui lutte contre lui.

Questionné sur la possibilité que la Syrie se réconcilie avec la Turquie et l’Arabie Saoudite dans l’avenir, le président al-Assad a dit que l’objectif essentiel pour les politiciens, l’Etat et le gouvernement en Syrie est de travailler au profit du peuple. Alors ils répondront positivement à toute nouvelle proposition si ces pays sont prêts à cesser leur appui aux terroristes, ajoutant que le peuple, ses intérêts et ses sentiments détermineront la forme de ces relations car cette question concerne enfin le peuple et non pas le gouvernement.

Quant à sa vision de l’avenir politique de la Syrie, le président al-Assad a indiqué que si on parle de l’avenir de la Syrie on doit parler essentiellement du régime politique.

«Le plus important est que la Constitution, le régime et le pays tout entier soit laïcs en général. La laïcité n’est pas contre la religion mais elle signifie la liberté des religions. C’est le régime qui peut contenir toutes les religions, les confessions et les ethnies sous une seule parapluie, à savoir la Syrie », a fait noter le président al-Assad.
Le président al-Assad a ajouté que l’intérêt serait accordé essentiellement à l’économie et à la reconstruction.

Questionné s’il va se présenter à toutes éventuelles élections, le président al-Assad a dit qu’il est prématuré de parler de cette question qui dépend du peuple syrien.

Passant à la durée de la crise en Syrie, le président al-Assad a assuré qu’elle dépend de tout accord entre les Syriens.

«Il fait tenir un dialogue inter-syrien, et on travaille avec la Russie pour tenir un nouveau dialogue entre les Syriens, qui peut se tenir à Moscou sous le titre de Moscou 3», a dit al-Assad.

Quant au calendrier fixe, le président al-Assad a assuré qu’aucun pas politique tangible ne peut être pris avant l’éradication du terrorisme, qui est le plus grand obstacle.

«Les pas tangibles suivront la défaite des terroristes et la reprise par le gouvernement du contrôle de la plus grande partie des zones que contrôlent les terroristes », a dit le président al-Assad qui a poursuivi que l’autre facette politique de la crise est l’examen de la Constitution qui définira le régime politique et l’avenir de la Syrie, qui, avec les élections syriennes, fera partie du dialogue inter-syrien.

«Il n’a y pas un calendrier pour l’éradication du terrorisme. C’est une guerre et personne ne peut la prévenir. La chose dépend du progrès qui sera réalisé et du soutien fourni par d’autres pays aux terroristes, car sans ce soutien la situation aurait été changée dans moins d’un an», a fait savoir le président al-Assad qui s’en est pris aux pays qui soutiennent le terrorisme pour perdurer la crise.

«Si on parle de la durée du processus politique après la défaite des terroristes, on peut parler de deux ans au maximum »,a dit le président al-Assad.

Le président al-Assad a apprécié les positions de la Chine qui avaient utilisé le véto quatre fois durant la crise pour soutenir le gouvernement et le peuple syriens et la loi et la charte de l’ONU, et rendu hommage aux grandes valeurs dont possède le peuple chinois.

En ce qui concerne la reconstruction, le président al-Assad a souligné qu’elle a vraiment commencé et que le gouvernement tente à signer des contrats à ce sujet, notamment avec les pays amis.

Quant aux dégâts qu’avait subis l’économie syrienne, le président al-Assad a fait valoir qu’ils sont estimés à des milliards de dollar, vu que 10% des écoles ont été détruites, ainsi que 30% des hôpitaux publics, à côté de l’infrastructure, dont l’électricité, affirmant que la reconstruction est le secteur le plus important pour toute économie notamment après la guerre.

Passant aux dégâts qui ont touché le patrimoine culturel, le président al-Assad a indiqué que le patrimoine de la Syrie est mondial.

«Des sites antiques classés à la liste du patrimoine mondial ont été détruites et des antiquités ont été volées pour les vendre sur les marchés internationaux », a précisé al-Assad qui a souligné que la Syrie travaillera avec les pays amis et les organisations internationales, dont l’UNESCO, pour les récupérer.

Au sujet des réfugiés, le président al-Assad a indiqué que ceux-ci ont été obligés de quitter la Syrie pour deux raisons: les menaces dangereuses des terroristes et le blocus imposé par l’Occident à la Syrie, précisant que le petit enfant syrien qui s’était noyé sur le littoral turc et beaucoup d’autres enfants ont trouvé la mort à cause des politique occidentales envers le monde et en particulier envers la Syrie.

Répondant à la question s’il est aujourd’hui plus fort qu’avant cinq ans, le président al-Assad a affirmé qu’il peut sentir la force, en tant que président et responsable, quand le peuple est fort.

«La Syrie combat des terroristes venant de plus de 100 pays du monde et soutenus par les plus puissants et riches pays du monde, mais ceux-ci n’ont pas pu vaincre les Syriens», a martelé le président al-Assad qui a fait savoir que le peuple syrien est fort et devient plus en plus fort face au terrorisme.

«Je crois en le peuple syrien et je crois que je travaille pour mon pays et mon peuple. L’occident aurait voulu donner l’image que le problème en Syrie réside dans le président qui veut rester au pouvoir et tuer son peuple qui ne le veut pas, mais ce n’est pas la vérité. Si je suis encore au pouvoir après cinq ans de la crise, c’est par ce que la moitié du peuple me soutient», a fait valoir le président al-Assad.

«Le problème de l’occident est qu’il ne comprend pas le peuple syrien ni la région et c’est pourquoi que ses comptes étaient fausses dès le début», a dit al-Assad.

Questionné de choisir entre le médecin et le président de la République Arabe Syrienne, le président al-Assad a dit : «Être un président signifie travailler dans le secteur public et aider le plus grand nombre de Syriens et c’est plus important pour moi de mon métier de médecin, car j’aime bien aider la plus grande couche de la société.

Il a, enfin, appelé, à réaliser l’équilibre dans le monde, à soutenir les valeurs et la charte de l’ONU et à ajuster la détérioration morale dans les politiques occidentaux.

Plus d’histoires deLibye

About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,