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22 octobre 2020

LE PETIT JOURNAL DE JMV


LE PETIT JOURNAL DE JMV

27/11/2015

 

Cpd26nov15 – Il est patent/clair que les É-U ont « guidé » les missiles turcs vers le S24

ÀLa Turquie, bras armé de l’Otan, provoque la Russie ?

https://www.youtube.com/watch?v=Jx1UoiCQr-Q

26 nov. 2015


Youssef Hindi et Jean-Maxime Corneille interrogent Jean-Michel Vernochet au sujet de la situation de guerre qui se déclare en Syrie, après que la chasse turque ait abattu un bombardier Sukhoi russe sur son retour à sa base en territoire syrien.


Inversion accusatoire I

… les vrais coupables sont les chiites combattant l’ÉI

Boualem Sansal au Figaro

« Cet “État” sème la terreur et le chaos, mais est appelé à disparaître. En revanche, l’islamisme, dans sa version totalitaire et conquérante, s’inscrit dans un processus lent et complexe. Sa montée en puissance passe par la violence, mais pas seulement. Elle se fait également à travers l’enrichissement des pays musulmans, la création d’une finance islamique, l’investissement dans l’enseignement, les médias ou les activités caritatives. […] L’Iran est un grand pays, qui a planifié un véritable projet politique, tandis que Daech est davantage dans l’improvisation et le banditisme. L’État islamique est trop faible intellectuellement pour tenir sur la durée. L’Iran a l’habileté de se servir du terrorisme pour détourner l’attention et obtenir des concessions des pays occidentaux comme l’accord sur le nucléaire qui vient d’être signé avec les États-Unis. […] l’État islamique est une diversion »


Promotion du terrorisme en juillet! 2014 – Avertissement ou menace ?

Netanyahu sur Itélé : « Cette peste du terrorisme viendra chez vous en France ! »

<http://www.lemondejuif.info/wp-content/uploads/2014/08/Netanyahu-_2562451b.jpg>

Le Premier ministre israélien a mis en garde jeudi contre une contagion de « la peste du terrorisme » en France et en occident si les démocraties ne restent pas solidaires entre elles contre les organisations terroristes, lors d’une interview exclusive accordée à la chaîne d’information en continu Itélé, qui a une des pires couvertures anti-israéliennes du conflit à Gaza, parmi les médias français.

« Ce n’est pas la bataille d’Israël, c’est la bataille de la France, car s’ils réussissent ici et que nous ne sommes pas solidaires, et bien cette peste du terrorisme viendra chez vous. C’est une question de temps mais elle viendra en France. Et c’est déjà le cas. », a mis en garde le dirigeant israélien, en réponse aux accusations de « massacres » commis à Gaza lancées par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et du président François Hollande.

© Le Monde Juif .info


Promotion de la guerre interconfessionnelle nov.2015


Un mystérieux groupe « État chrétien » terrorise les mosquées salafistes de Molenbeek

24 nov 2015

<http://www.lemondejuif.info/wp-content/uploads/2015/11/MENACE-EC.jpg>

Un mystérieux groupe se faisant appelé État chrétien a envoyé des lettres de menaces à trois mosquées salafistes de Molenbeek, fief des djihadistes en Belgique <http://www.lemondejuif.info/2015/11/eric-zemmour-au-lieu-de-bombarder-raqa-la-france-devrait-bombarder-molenbeek/> , rapportent les médias locaux.

« Au nom du Christ notre seigneur ! Tremblez musulmans que vous êtes ! L’État chrétien va venger nos frères tombés lors des divers attentats ! Aucune mosquée et aucun de vos commerces seront à l’abri ! Vos frères seront égorgés comme des cochons et crucifier comme notre seigneur afin de reconvertir leurs âmes », assure le mystérieux groupe dans une lettre adressée à trois mosquées de la commune proches des mouvances salafistes.

« Vu les circonstances actuelles, on s’attend à tout. C’est dur et nous devons être vigilants. Si cette lettre a été envoyée par une personne isolée, c’est une chose mais si elle est le fait d’un groupe clandestin, c’est angoissant », s’inquiéte Jamal Habbachich, président du conseil des mosquées de Molenbeek-Saint-Jean.

 © Le Monde Juif .info

Seuls les abrutis analphabètes ne verront pas qu’aucun Chrétien au monde eut pu écrire ce type de message et dans ce style !


La Turquie risque de provoquer une guerre

BAGDAD, 26 nov 2015 (AFP)- Le vice-président irakien Nouri al-Maliki a accusé jeudi le président turc Recep Tayyip Erdogan d’entraîner le monde au bord d’un conflit après le crash d’un chasseur-bombardier russe abattu par l’armée turque.

« Erdogan affirme que l’avion russe est entré dans son espace aérien pendant quelques secondes. Il oublie que ses avions violent les espaces aériens irakien et syrien tous les jours », a réagi dans un communiqué M. Maliki, une personnalité chiite influente qui fut Premier ministre d’Irak de 2006 à 2014.

« Les politiques agressives et de deux poids deux mesures d’Erdogan menacent d’entraîner le monde dans une nouvelle guerre », a-t-il ajouté.


Grosse menterie  – Inversion accusatoire II

Que l’on m’explique ce qu’est une “
accusation de complaisance”

Poutine qui a vu des convois de citernes long de dizaines de km, a dû avoir la berlue !

ANKARA, 26 nov 2015 (AFP) – La Turquie a fermement défendu jeudi son engagement « incontesté » contre les jihadistes en réponse aux accusations de complaisance lancées par la Russie et exclu de s’excuser auprès d’elle pour avoir abattu un de ses avions militaires à la frontière syrienne.

Lors d’un discours à Ankara, le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan a catégoriquement démenti que son pays laissait transiter ou bénéficiait des ventes de pétrole du groupe Etat islamique (EI).

« Ceux qui nous accusent d’acheter du pétrole à Daech (acronyme arabe de l’EI) ont l’obligation de prouver leurs allégations. Si non, vous êtes des calomniateurs », a lancé M. Erdogan devant des élus locaux.

« Daech vend le pétrole qu’il extrait à Assad« , a-t-il ajouté en référence au président syrien Bachar al-Assad, « parlez de ça avec Assad que vous soutenez ».


Turquie: le chapitre 17 du processus d’adhésion à l’UE ouvert « mi-décembre »

ANKARA, 26 nov 2015 (AFP) – Le chapitre 17 des négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne (UE) sera ouvert « à la mi-décembre », a affirmé jeudi le ministre turc des Affaires européennes, Volkan Bozkir, à trois jours d’un sommet crucial à Bruxelles.

« La décision d’ouvrir le chapitre 17 vers le milieu du mois de décembre a été prise », a déclaré lors d’une conférence de presse à Ankara M. Bozkir, qui dirige les négociations pour la Turquie. « Nous ouvrirons, si Dieu le veut, ce chapitre le 14 ou le 15 décembre à Bruxelles », a-t-il ajouté.

Le chapitre 17 porte sur les politiques économique et monétaire.


TTU – Montée en puissance de l’intervention russe

Les photos dʼune demi-douzaine de blindés T-90A faisant route vers Alep ont émergé sur les réseaux sociaux favorables au régime de Damas et pourraient laisser présumer dʼune nouvelle étape dans lʼengagement russe en Syrie.

Le T-90 se caractérise par un blindage réactif “Kontakt-5” et un système de contre-mesures antimissiles “Shtora-1”, associant détecteurs d’alerte laser et brouilleurs infrarouges, censé pouvoir contrer des missiles modernes tels que les TOW (voir TTU n° 884).

Si les équipages de ces blindés ne sont pas, pour lʼheure, formellement identifiés, un groupement de T-90 avait été observé sur la base aérienne de Hmeymim, à proximité de Lattaquié, aux premiers jours du déploiement russe en Syrie. Les indices dʼun engagement de militaires russes sur le terrain sont cependant de plus en plus évidents.

Il y a quelques jours, une “erreur” du ministère russe de la Défense, lors d’un briefing sur la situation autour de Mahin, dans la province de Homs, laissait présumer que des militaires russes étaient présents sur le terrain. La carte du dispositif syrien mentionnait ainsi la présence de six obusiers de 152 mm 2A65 MSTA-B appartenant à la 120e brigade d’artillerie. Or lʼarmée syrienne ne semble pas avoir de 120e brigade, tandis quʼune 120e brigade d’artillerie russe, basée à Yurga et équipée de systèmes MSTA-B, existe bel et bien.

La carte montrait par ailleurs le déploiement de quatre hélicoptères de combat Mi-24 et dʼun Mi-8 sur la base aérienne dʼAl-Shayrat, à proximité de Homs. Depuis plusieurs semaines, nombre dʼobservateurs indiquent quʼune partie des hélicoptères russes initialement déployés à Hmeymim a été transférée sur les bases aériennes dʼAl-Shayrat et de Tiyas, à proximité de Palmyre. Il apparaît en particulier que des Mi-24 russes sont engagés dans des missions dʼappui-feu autour de Palmyre.

Dans le nord, la destruction dʼun bombardier Su-24 russe par un chasseur F-16 turc démontre la difficulté des opérations aériennes à la frontière syro-turque. Reste à savoir quelle sera la réponse de Moscou à ce grave incident. Selon des sources russes, Moscou pourrait renforcer son appui aux forces syriennes dans le secteur, avec lʼenvoi de moyens dʼartillerie supplémentaires. Des systèmes dʼartillerie multiple de 220 mm TOS-1 “Buratino” ont déjà été observés début octobre, notamment dans le Jabal al-Akrad, sans quʼil soit possible dʼidentifier la nationalité de leurs opérateurs.


La Russie juge extrêmement dangereuse la volonté de Varsovie d’annuler l’Acte fondateur Otan-Russie

Moscou – La volonté de la Pologne d’annuler l’Acte fondateur sur les relations entre l’Otan et la Russie, afin de pouvoir installer des bases de l’Alliance sur son territoire, est une provocation extrêmement dangereuse, a estimé jeudi le ministère russe des Affaires étrangères.

Varsovie a réagi aussitôt en affirmant que les propos de son chef de la diplomatie avaient été mal interprétés.

Nous considérons ces déclarations (…) comme extrêmement provocatrices et dangereuses, a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Maria Zakharova, citée par les agences de presse russes.

Selon Mme Zakharova, cette volonté exprimée mercredi par Witold Waszczykowski, le nouveau chef de la diplomatie polonaise, participe à l’endoctrinement de la population occidentale à l’approche du prochain sommet de l’Otan, prévu en juillet prochain à Varsovie.

Le ministère polonais des Affaires étrangères a réagi jeudi soir en affirmant que M. Waszczykowski avait été mal compris à Moscou.

Le ministre n’évoquait pas l’Acte fondateur Otan-Russie adopté en 1997, mais une déclaration politique de l’Otan portant sur le non-stationnement de grandes unités militaires en Europe centrale. Les conclusions de la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères sont par conséquent sans fondement, a affirmé le ministère polonais dans un communiqué.

Il n’a pas précisé à quelle déclaration de l’Otan se référait le ministre polonais en répondant oui à la question de savoir s’il demande l’annulation de l’entente Otan-Russie de 1997.

L’Acte fondateur sur les relations entre l’Otan et la Russie, qui engage surtout l’Otan à ne pas déployer d’armes nucléaires chez ses nouveaux membres, évoque la question du stationnement permanent de ses forces en Europe centrale en des termes précis. Il est interprété par Moscou comme interdisant l’installation de bases permanentes de l’Otan.

L’Otan réaffirme que dans l’environnement de sécurité actuel et prévisible, l’Alliance remplira sa mission de défense collective et ses autres missions en veillant à assurer l’interopérabilité, l’intégration et la capacité de renforcement nécessaires plutôt qu’en recourant à un stationnement permanent supplémentaire d’importantes forces de combat, dit le document.

Dans une interview publiée mercredi, Witold Waszczykowski a souligné qu’en Europe de l’Ouest sont stationnées des troupes américaines, il y a des bases militaires et des installations de défense, alors qu’en Pologne il n’y a rien.

Il a estimé que l’entente à l’origine de cette situation était un accord à caractère politique, n’ayant pas force de loi, conclu dans une autre réalité internationale, avant que la Pologne, la République tchèque et la Hongrie ne rejoignent l’Otan en 1999.

Nous demandons que le niveau de sécurité (chez les anciens et les nouveaux membres de l’Otan, Ndlr) – soit au même niveau, a déclaré le ministre au quotidien Gazeta Wyborcza.

©AFP / 26 novembre 2015


Avion russe abattu par la Turquie : à qui profite le crime ?

La Turquie abat un bombardier russe en Syrie, et les principaux journaux italiens n’arrivent pas à faire mieux que de titrer leurs articles de cette surréelle, voire orwellienne déclaration de Barack Obama : « La Turquie a le droit de se défendre ». En Allemagne, le quotidien Bild écrase toute concurrence en titrant son édition en ligne : « Poutine attaque la Turquie. »



Voici la couverture que Bild a publiée en ligne à 15h41 le 24 nov. 2015 :

Une heure plus tard, ils l’ont modifié en ces termes : « Poutine menace la Turquie. »

Ce sont là les symptômes manifestes de ce que l’Occident s’éloigne toujours plus de la réalité, et de manière toujours plus arrogante. La Turquie n’a jamais déclaré avoir été attaquée ou avoir réagi à une agression. Mais alors, pourquoi diable la défend-on avec des arguments qui n’ont absolument aucun sens, et que même la Turquie n’a pas osé employer ? Nous voilà devant un cas inhabituel de Excusatio non petita, accusatio manifesta (en français : « qui s’excuse s’accuse »).

Le fait est que les justifications présentées par la Turquie – à savoir, la simple violation de son espace aérien, de surcroit pendant quelques secondes seulement –, sont tout simplement inacceptables. Même pour les standards orwelliens qui ont désormais cours en Occident.

Comme l’a d’ailleurs immédiatement déclaré Poutine, il s’agit d’un véritable « coup de poignard dans le dos » de la part d’un pays ami. C’est une chose de voir un de ses avions de chasse abattu par un ennemi, c’en est une autre lorsqu’il s’agit d’un pays ami, ou présumé tel. Au-delà des discours OTAN/non-OTAN, la Russie et la Turquie étaient des nations amies, avec d’énormes intérêts en commun. Les citoyens turcs peuvent voyager en Russie sans besoin de visa, et vice versa, les Russes peuvent se rendre librement en Turquie. Ce n’est pas rien ! Chaque année, plus de 5 millions de riches Russes envahissent les plages turques, pour un chiffre d’affaires de 4 milliards de dollars par an [1]. Sans parler d’une myriade de contrats commerciaux de toutes natures. C’est tout cela qui est remis en cause aujourd’hui.

Ce sont là les symptômes manifestes de ce que l’Occident s’éloigne toujours plus de la réalité, et de manière toujours plus arrogante. La Turquie n’a jamais déclaré avoir été attaquée ou avoir réagi à une agression. Mais alors, pourquoi diable la défend-on avec des arguments qui n’ont absolument aucun sens, et que même la Turquie n’a pas osé employer ? Nous voilà devant un cas inhabituel de Excusatio non petita, accusatio manifesta (en français : « qui s’excuse s’accuse »).

Le fait est que les justifications présentées par la Turquie – à savoir, la simple violation de son espace aérien, de surcroit pendant quelques secondes seulement –, sont tout simplement inacceptables. Même pour les standards orwelliens qui ont désormais cours en Occident.

Comme l’a d’ailleurs immédiatement déclaré Poutine, il s’agit d’un véritable « coup de poignard dans le dos » de la part d’un pays ami. C’est une chose de voir un de ses avions de chasse abattu par un ennemi, c’en est une autre lorsqu’il s’agit d’un pays ami, ou présumé tel. Au-delà des discours OTAN/non-OTAN, la Russie et la Turquie étaient des nations amies, avec d’énormes intérêts en commun. Les citoyens turcs peuvent voyager en Russie sans besoin de visa, et vice versa, les Russes peuvent se rendre librement en Turquie. Ce n’est pas rien ! Chaque année, plus de 5 millions de riches Russes envahissent les plages turques, pour un chiffre d’affaires de 4 milliards de dollars par an [1]. Sans parler d’une myriade de contrats commerciaux de toutes natures. C’est tout cela qui est remis en cause aujourd’hui.

L’embuscade était si bien préparée [2] que dans les montagnes de Lattaquié se trouvaient des journalistes pour photographier et filmer l’avion abattu : l’opérateur Erdal Turkoglu et le photoreporter Fatih Aktas de la chaine turque Anadolu. Certains journaux utilisent encore l’expression « incident », sans doute pour minimiser la chose, mais ce ne fut pas un incident. Un acte hostile d’une telle portée venant d’un pays ami constitue avant tout une trahison ignoble et impardonnable.

Les pilotes russes de l’avion abattu se sont éjectés avec leur parachute, et alors que l’un deux a pu être sauvé par les Russes, l’autre a été fièrement abattu à l’aide d’une mitrailleuse par des combattants turkmènes alors qu’il était encore en l’air. Les combattants – pardon, l’ « opposition syrienne modérée » comme il plaît à certains pays de les appeler – se sont eux-mêmes vantés de ce mitraillage. Au passage, rappelons que cet acte constitue un crime de guerre selon la Convention de Genève, protocole 1 de l’article 42 (1977) :


« Toute personne sautant en parachute d’un aéronef en perdition est protégée pendant sa descente en direction du sol. »

Mais qui s’en soucie ? Vos journalistes préférés opérant dans les médias grand public se foutent éperdument de ces détails. Et gare à leur en parler ! Lorsque des journalistes d’un autre niveau ont posé la question au porte-parole américain, sa réponse évasive (« nous sommes encore en train de vérifier ce qui s’est passé ») fait presque peine à voir (il faut voir cette vidéo pour y croire).

Durant de la mission de sauvetage des pilotes, un soldat de la marine russe a été tué lors d’une attaque par un système de missile américain TOW (ceci s’adresse aux naïfs qui s’interrogent encore sur qui fournit des armes à ces gens-là). Une vidéo documente tout cela [3].

L’attaque est survenue peu après que la Russie a finalement interrompu le trafic de pétrole que l’EIIL opère tranquillement depuis des années en le vendant à la Turquie. La Russie a en effet détruit plus de 1000 (mille !) camions-citernes que, pour une raison encore inconnue, les satellites-espions américains n’étaient pas encore parvenus à repérer depuis tout ce temps. La télévision américaine PBS est même allée jusqu’à diffuser une vidéo montrant la destruction de ces camions-citernes de l’EIIL, affirmant que c’était l’œuvre d’un bombardement américain. Dommage que sur les images, on voie en marge des inscriptions en cyrillique, mais après tout, nous savons que l’Américain moyen ne lit pas [4].

Certains affirment que l’un des fils d’Erdogan est personnellement impliqué dans la gestion de ce trafic de pétrole. Il paraît de plus en plus plausible que derrière tout cela, on retrouve une certaine mégalomanie néo-ottomane du président Erdogan.

La Russie a interrompu tout contact militaire avec la Turquie. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, a annulé une visite programmée. Le lance-missile Moskva a été envoyé près de la base de Lattaquié avec ordre d’attaquer toute position qui pourrait constituer un danger. Lors des prochaines missions aériennes, les bombardiers russes seront accompagnés d’avions de chasse. Les Russes ont aussi décidé d’envoyer sur le terrain les missiles S-400, le meilleur système antiaérien au monde, capable d’intercepter des missiles de croisière volant à plus de 17 000 km/h. Quelque chose me dit que les avions turcs feraient bien d’éviter d’approcher trop près du territoire syrien.

Il reste à savoir ce qui va se passer lorsque les avions de l’OTAN appartenant à d’autres nations (États-Unis et France notamment) envahiront de nouveau l’espace aérien syrien. Rappelons que les missions aériennes américaines et françaises en Syrie sont parfaitement illégales au regard du droit international, étant donné que le gouvernement syrien ne les a jamais autorisées (alors qu’il a donné son accord aux missions russes). Donc en théorie, les Russes auraient parfaitement le droit d’abattre, pour le compte de la Syrie, tout avion américain ou français qui survolerait la Syrie. Qu’ils y aient intérêt ou pas, c’est une autre histoire (les Russes sont les derniers à vouloir une nouvelle guerre mondiale).

Pour des raisons de realpolitik, la Russie ne veut certainement pas entrer en conflit avec la Turquie, avec laquelle elle a bien trop d’intérêts en commun. Il est malgré tout probable qu’elle adoptera des mesures de rétorsion asymétriques. Le journaliste Pepe Escobar en a énuméré quelques-unes possibles : 60% du gaz nécessaire à la Turquie est importée de Russie ; qui sait si un problème technique ne va pas interrompre ces livraisons au beau milieu de l’hiver ? On ne peut pas exclure non plus quelques incursions des Spetznaz (les forces spéciales russes) aux dépens des combattants turcs. Les séparatistes kurdes de l’Anatolie pourraient soudain recevoir une aide mystérieuse, etc.

Lors d’une conférence de presse, Lavrov a déclaré que certains accords commerciaux seraient dénoncés. D’importantes agences de voyages russes ont d’ores et déjà rayé la Turquie de leur liste de destinations.

À la longue, il est possible que les rapports avec la Turquie reviennent à la normale, mais probablement pas sous Erdogan. Si à l’époque, Bettino Craxi avait fini par payer le prix fort aux Américains à Sigonella, il parait difficile d’imaginer aujourd’hui que les Russes pardonnent à Erdogan pour une impolitesse infiniment plus grave. Et les Turcs eux-mêmes pourraient finir par le faire payer cher à Erdogan, si les conséquences économiques pour la Turquie venaient à être trop douloureuses.

Comme l’a fait observer à chaud Vladimir Poutine, il est difficile de comprendre à qui profite cette attaque. Cui prodest ? Pour la Turquie, c’est un suicide sans précédent pour son image. Bien que les médias atlantistes essaient par tous les moyens de se rattraper aux branches, il devient de plus en plus clair aux citoyens occidentaux que la Turquie est de fait l’une des principales puissances régionales qui soutiennent l’EI. Nous parlons là des coupeurs de têtes, pas de gens très sympathiques. Se voir associés à eux dans l’opinion publique mondiale n’est certainement pas un bien en termes d’image de marque pour Ankara.

Les personnes informées n’avaient de toute façon plus beaucoup de doutes sur la réalité du soutien de l’EI par la Turquie – on trouve même une étude de l’Université de Columbia qui énumère un nombre impressionnant de preuves [5] –, mais le grand public qui se nourrit des médias de masse n’en savait rien. Maintenant, certains yeux commencent à s’ouvrir.

Les seuls à qui la crise semble être bénéfique sont les États-Unis : cela constituerait un énorme succès pour eux si d’aventure le projet Turkish Stream était annulé ; il s’agit du gazoduc qui devait apporter le gaz russe en Europe et qui avait remplacé le projet South Stream, lui-même déjà abandonné suite à des pressions américaines sur la Bulgarie. L’ex-candidat aux élections US, Lyndon Larouche, a ouvertement accusé le gouvernement Obama d’avoir opéré en coulisses dans cette affaire [6].

Sergei Lavrov a fait aussi une remarque importante : d’après lui, avant de faire passer un F-16 à l’action (c’est ce type d’avion turc qui a abattu le bombardier russe), il faut de toute façon que les Turcs obtiennent l’autorisation des Américains. Les déclarations des USA selon lesquelles ils n’ont rien à voir dans tout cela tiennent de la farce pure.

Maintenant que le mal est fait, la Turquie cherche un moyen de sauver ce qui peut l’être, mais rien ne dit qu’il reste quelque chose à sauver. Elle se cache derrière l’excuse ridicule selon laquelle elle n’aurait pas su que l’avion était russe. Lavrov a eu beau jeu de montrer l’absurdité d’une telle position et a évoqué une discussion qu’il avait eue à ce sujet avec son homologue turc. Voici en conclusion, quelques-unes des déclarations de Lavrov, résumées librement :

Mais qui s’en soucie ? Vos journalistes préférés opérant dans les médias grand public se foutent éperdument de ces détails. Et gare à leur en parler ! Lorsque des journalistes d’un autre niveau ont posé la question au porte-parole américain, sa réponse évasive (« nous sommes encore en train de vérifier ce qui s’est passé ») fait presque peine à voir (il faut voir cette vidéo pour y croire).

Durant de la mission de sauvetage des pilotes, un soldat de la marine russe a été tué lors d’une attaque par un système de missile américain TOW (ceci s’adresse aux naïfs qui s’interrogent encore sur qui fournit des armes à ces gens-là). Une vidéo documente tout cela [3].

L’attaque est survenue peu après que la Russie a finalement interrompu le trafic de pétrole que l’EIIL opère tranquillement depuis des années en le vendant à la Turquie. La Russie a en effet détruit plus de 1000 (mille !) camions-citernes que, pour une raison encore inconnue, les satellites-espions américains n’étaient pas encore parvenus à repérer depuis tout ce temps. La télévision américaine PBS est même allée jusqu’à diffuser une vidéo montrant la destruction de ces camions-citernes de l’EIIL, affirmant que c’était l’œuvre d’un bombardement américain. Dommage que sur les images, on voie en marge des inscriptions en cyrillique, mais après tout, nous savons que l’Américain moyen ne lit pas [4].

Certains affirment que l’un des fils d’Erdogan est personnellement impliqué dans la gestion de ce trafic de pétrole. Il paraît de plus en plus plausible que derrière tout cela, on retrouve une certaine mégalomanie néo-ottomane du président Erdogan.

La Russie a interrompu tout contact militaire avec la Turquie. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, a annulé une visite programmée. Le lance-missile Moskva a été envoyé près de la base de Lattaquié avec ordre d’attaquer toute position qui pourrait constituer un danger. Lors des prochaines missions aériennes, les bombardiers russes seront accompagnés d’avions de chasse. Les Russes ont aussi décidé d’envoyer sur le terrain les missiles S-400, le meilleur système antiaérien au monde, capable d’intercepter des missiles de croisière volant à plus de 17 000 km/h. Quelque chose me dit que les avions turcs feraient bien d’éviter d’approcher trop près du territoire syrien.

Il reste à savoir ce qui va se passer lorsque les avions de l’OTAN appartenant à d’autres nations (États-Unis et France notamment) envahiront de nouveau l’espace aérien syrien. Rappelons que les missions aériennes américaines et françaises en Syrie sont parfaitement illégales au regard du droit international, étant donné que le gouvernement syrien ne les a jamais autorisées (alors qu’il a donné son accord aux missions russes). Donc en théorie, les Russes auraient parfaitement le droit d’abattre, pour le compte de la Syrie, tout avion américain ou français qui survolerait la Syrie. Qu’ils y aient intérêt ou pas, c’est une autre histoire (les Russes sont les derniers à vouloir une nouvelle guerre mondiale).

Pour des raisons de realpolitik, la Russie ne veut certainement pas entrer en conflit avec la Turquie, avec laquelle elle a bien trop d’intérêts en commun. Il est malgré tout probable qu’elle adoptera des mesures de rétorsion asymétriques. Le journaliste Pepe Escobar en a énuméré quelques-unes possibles : 60% du gaz nécessaire à la Turquie est importée de Russie ; qui sait si un problème technique ne va pas interrompre ces livraisons au beau milieu de l’hiver ? On ne peut pas exclure non plus quelques incursions des Spetznaz (les forces spéciales russes) aux dépens des combattants turcs. Les séparatistes kurdes de l’Anatolie pourraient soudain recevoir une aide mystérieuse, etc.

Lors d’une conférence de presse, Lavrov a déclaré que certains accords commerciaux seraient dénoncés. D’importantes agences de voyages russes ont d’ores et déjà rayé la Turquie de leur liste de destinations.

À la longue, il est possible que les rapports avec la Turquie reviennent à la normale, mais probablement pas sous Erdogan. Si à l’époque, Bettino Craxi avait fini par payer le prix fort aux Américains à Sigonella, il parait difficile d’imaginer aujourd’hui que les Russes pardonnent à Erdogan pour une impolitesse infiniment plus grave. Et les Turcs eux-mêmes pourraient finir par le faire payer cher à Erdogan, si les conséquences économiques pour la Turquie venaient à être trop douloureuses.

Comme l’a fait observer à chaud Vladimir Poutine, il est difficile de comprendre à qui profite cette attaque. Cui prodest ? Pour la Turquie, c’est un suicide sans précédent pour son image. Bien que les médias atlantistes essaient par tous les moyens de se rattraper aux branches, il devient de plus en plus clair aux citoyens occidentaux que la Turquie est de fait l’une des principales puissances régionales qui soutiennent l’EI. Nous parlons là des coupeurs de têtes, pas de gens très sympathiques. Se voir associés à eux dans l’opinion publique mondiale n’est certainement pas un bien en termes d’image de marque pour Ankara.

Les personnes informées n’avaient de toute façon plus beaucoup de doutes sur la réalité du soutien de l’EI par la Turquie – on trouve même une étude de l’Université de Columbia qui énumère un nombre impressionnant de preuves [5] –, mais le grand public qui se nourrit des médias de masse n’en savait rien. Maintenant, certains yeux commencent à s’ouvrir.

Les seuls à qui la crise semble être bénéfique sont les États-Unis : cela constituerait un énorme succès pour eux si d’aventure le projet Turkish Stream était annulé ; il s’agit du gazoduc qui devait apporter le gaz russe en Europe et qui avait remplacé le projet South Stream, lui-même déjà abandonné suite à des pressions américaines sur la Bulgarie. L’ex-candidat aux élections US, Lyndon Larouche, a ouvertement accusé le gouvernement Obama d’avoir opéré en coulisses dans cette affaire [6].

Sergei Lavrov a fait aussi une remarque importante : d’après lui, avant de faire passer un F-16 à l’action (c’est ce type d’avion turc qui a abattu le bombardier russe), il faut de toute façon que les Turcs obtiennent l’autorisation des Américains. Les déclarations des USA selon lesquelles ils n’ont rien à voir dans tout cela tiennent de la farce pure.

Maintenant que le mal est fait, la Turquie cherche un moyen de sauver ce qui peut l’être, mais rien ne dit qu’il reste quelque chose à sauver. Elle se cache derrière l’excuse ridicule selon laquelle elle n’aurait pas su que l’avion était russe. Lavrov a eu beau jeu de montrer l’absurdité d’une telle position et a évoqué une discussion qu’il avait eue à ce sujet avec son homologue turc. Voici en conclusion, quelques-unes des déclarations de Lavrov, résumées librement :

« Je viens d’avoir une conversation téléphonique avec le ministre turc des Affaires étrangères. (…) Il a déclaré que de leur côté, ils ne savaient pas que l’avion était russe (…) et quand je lui ai demandé « mais alors, les avions de l’OTAN qui volent aussi dans cette zone, vous pouvez eux aussi les abattre en 17 secondes avant de les avoir identifiés ? » Il ne m’a pas répondu. (…) J’ai fait remarquer que nous avions un accord avec les USA pour éviter tout incident militaire, et dans lequel il est écrit que tous les alliés de la coalition américaine doivent le respecter. Le ministre turc n’a pas su quoi me répondre. (…) J’ai demandé si les actions [militaires] turques avaient été coordonnées avec les USA. Il n’a pas répondu non plus à cela. (…) Mon homologue turc me demandait de garder à l’esprit les bons rapports entre nos deux pays… mais on ne parle pas d’amitié après avoir donné un coup de poignard dans le dos. (…) Le ministre turc répétait à l’envi que nous devions rester en bons rapports… (…) J’ai rappelé au ministre que lorsqu’un avion turc avait été abattu voilà 3 ans en Syrie, ce même Erdogan avait déclaré au Parlement qu’une brève incursion d’un appareil dans l’espace aérien ne peut pas être considérée comme une attaque. (…) Je voudrais ajouter que la Turquie outrepasse les limites de l’espace aérien grec plus de 1500 fois chaque année, mais que les Grecs n’abattent pas ces avions, ils écrivent pour protester ; il ne leur viendrait pas à l’esprit d’ouvrir le feu. »

Source : ilfattoquotidiano.fr

Notes

[1] http://www.todayszaman.com/business_turkish-tourism-to-be-first-victim-of-russian-jet-crisis_405178.html

[2] http://sputniknews.com/middleeast/20151125/1030713276/us-general-turkey-plane-mistake.html

[3] https://www.rt.com/news/323306-video-russia-helicopter-syria/

[4] https://www.rt.com/usa/323070-pbs-isis-video-russian/.%20Vedi%20anche :%20http ://www.pandoratv.it/?p=4905

[5] http://asbarez.com/142150/columbia-university-researchers-confirm-turkeys-links-to-isis/

[6] https://larouchepac.com/20151124/larouche-obama-organized-act-war


Une nouvelle donne territoriale et géopolitique : le « sunnistan »***

 26 novembre  2015

Comment détruire Daesh ? C’est la question à laquelle a tenté de répondre dans une tribune John Bolton, ancien ambassadeur américain aux États-Unis, proche des néo-conservateurs. Selon lui, pas de doute, cela passera par la création d’un « Sunnistan ».

C’est dans le New York Times que John Bolton a développé sa vision stratégique d’un Moyen-Orient complétement redécoupé pour mieux combattre Daesh mais également afin de contrer la vision russo-iranienne de la situation.

Selon le néo-conservateur, d’abord pas de doute, la politique actuelle de Barack Obama manque d’une vision stratégique pour le Moyen-Orient et ne permet pas de répondre à la seule question qui vaille : Quoi après l’État islamique ? Or « il est essentiel de résoudre cette question avant d’envisager des plans opérationnels » pour défaire Daesh.

Et l’ancien ambassadeur de développer ses idées : pour lui, la réalité est que l’Irak et la Syrie comme entités étatiques indépendantes n’existent plus. L’État islamique s’est taillé un territoire dans des pans entiers de ces deux pays. Ajoutez à cela l’émergence de facto d’un Kurdistan indépendant et vous avez un Moyen-Orient à la physionomie totalement inédite.

Dès lors, pour John Bolton, Washington doit reconnaître cette nouvelle donne géopolitique. La meilleure alternative à l’État islamique dans le nord-ouest de l’Irak et la Syrie est un nouvel État sunnite indépendant.

Avantage de cette création étatique ex nihilo : son potentiel économique certain en tant que producteur de pétrole. Il pourrait aussi constituer un rempart à la fois contre la Syrie de Bachar el-Assad allié à l’Iran chiite, lui-même de Bagdad.

Les premiers gagnants de cette hypothèse développée par John Bolton seraient évidemment les États arabes sunnites du Golfe. Ceux-ci « qui ont dû maintenant comprendre le risque pour leur propre sécurité de financer l’extrémisme islamiste, pourraient fournir un financement important » à la nouvelle entité. Et même la Turquie y trouverait son avantage en voyant sa frontière sud stabilisée par ce nouveau « sunnistan ». Enfin, même les Kurdes pourraient profiter de la situation, pour peu qu’un Kurdistan voie le jour, officiellement reconnu par les États-Unis.

Pas ou peu de démocratie mais sécurité et stabilité

Si John Bolton envisage ainsi un redécoupage à la serpe du Moyen-Orient, il ne se fait pourtant visiblement pas d’illusion sur le caractère démocratique de la future entité sunnite qu’il appelle de ses vœux. Mais pour cette région instable, la sécurité et la stabilité sont « des ambitions suffisantes ».

Pour consolider cet État, l’ancien ambassadeur affirme qu’il faudra s’appuyer sur les structures sociales existantes et également sur les anciens responsables irakiens et syriens du parti Baas, préférables selon lui aux extrémistes islamistes. Seulement ce que semble oublier John Bolton est que Daesh a justement prospéré sur le vide politique créé par l’éviction par les Américains de ces membres du parti Baas en Irak.

Contrer l’axe russo-iranien

Cette proposition d’un État sunnite sous protectorat américain diffère nettement, selon John Bolton, de la vision russo-iranienne « et de ses alliés, Hezbollah, Bachar el-Assad et Bagdad ». Pour lui, l’ambition de cet « axe » serait de restaurer les gouvernements irakien et syrien dans leurs anciennes frontières. Or ce but est « fondamentalement contraire aux intérêts américains, israéliens et à ceux des États arabes amis », avertit le néo-conservateur.

Selon lui, Moscou veut s’assurer ainsi la pérennité de ses bases navales de Tartous et de Lattaquié qui lui assurent un accès à la Méditerranée. Téhéran souhaite maintenir le pouvoir alaouite et une protection pour le Hezbollah au Liban. Surtout, l’Iran et la Russie souhaiteraient que les territoires sunnites retournent sous le contrôle du gouvernement chiite de Bagdad, renforçant ainsi de fait l’influence régionale de l’Iran.

En créant cette entité sunnite, John Bolton entend également couper le soutien des populations sunnites à l’État islamique en leur garantissant qu’elles ne seront plus sous contrôle alaouite syrien ou chiite irakien.

Voilà pourquoi, après avoir détruit Daesh, les États-Unis devraient veiller à créer cette entité sunnite ajoute John Bolton. Évidemment, il faudrait alors déployer des troupes américaines au sol assure-t-il également, même s’il envisage l’aide de « troupes arabes ». Mais, conclut-il très tranquillement, « l’opération militaire n’est pas la partie la plus difficile de cette vision post-État islamique ». Une opinion qui ne sera peut-être pas partagée par Barack Obama, dont la vision militaire se résume à « no boots on the ground » (pas de troupes au sol) et qui refuse désormais tout enlisement de ses troupes au Moyen-Orient.

Source : francais.rt.com


Syrie: la Russie déploie sur sa base des systèmes de défense antiaérienne S-400

MOSCOU, 26 nov 2015 (AFP) – La Russie a déployé jeudi ses systèmes de défense antiaérienne S-400 sur la base aérienne de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie, a annoncé le ministère russe de la Défense, une mesure prise après le crash d’un bombardier russe abattu par la Turquie.

« Conformément à la décision du Commandant suprême des Forces armées de la Russie (Vladimir Poutine, ndlr), les systèmes de défense antiaérienne S-400 ont été livrés, déployés et sont prêts à être utilisés efficacement sur la base aérienne russe de Hmeimim en Syrie », a déclaré le ministère sur sa page Facebook

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,