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3 décembre 2021

Quinze ans après le onze septembre, la guerre sans fin


 

  • http://comaguer.over-blog.com
    Au l des jours et des lectures n°210
    11.09.2016

    Par Alex Emmons

    *****
    Traduction et commentaire Comaguer
    Ce texte publié ce jour sur le site étasunien ICH est une bonne
    synthèse de la situation. Ajoutons que mis à part l’épisode de
    dissidence de 2003 (discours de De Villepin à l’ONU) la France a
    pris toute sa place dans « la guerre sans fin » étasunienne en y
    rajoutant même ses propres chapitres néo-coloniaux (Côte d’Ivoire,
    Mali et aujourd’hui Gabon)
    *****
    11 septembre 2016 «  Informations Clearing House » «  « Intercept« 
    Dans les jours suivant les attentats terroristes du 11 septembre 2001, lorsque le Congrès
    a voté pour autoriser l’action militaire contre ceux qui ont « planifié, autorisé, commis
    ou assisté par ordinateur » les détournements d’avions, peu d’étasuniens auraient pu
    imaginer que la chasse à l’homme qui en est résultée s’étendrait de l’Afrique de l’Ouest
    jusqu’aux Philippines et devrait survivre à deux mandats de deux présidents.
    Aujourd’hui, l’engagement militaire américain au Moyen-Orient semble de plus en plus
    permanent. Bien que la maison blanche ait officiellement mis fin à la guerre en Irak et
    en Afghanistan, des milliers de troupes américaines et des entreprises sous-traitantes de
    l’armée restent dans les deux pays. Les États-Unis lâchent des bombes sur l’Irak et la
    Syrie plus vite qu’ils ne peuvent les fabriquer, et selon le Pentagone, sa campagne de
    bombardement en Libye n’a « aucun point d’arrêt en ce moment ». Les États-Unis
  • aident aussi l’Arabie saoudite à mener la guerre au Yémen, en plus d’effectuer eux-
    mêmes des frappes aériennes au Yémen et en Somalie.
    Quinze ans après les attentats du 11 septembre, il semble que la guerre contre le
    terrorisme en est toujours à son premier acte.
    La réduction des effectifs américains en Irak et en Afghanistan a seulement révélé la
    faiblesse des résultats de ces guerres et l’ampleur des dégâts qu’elles ont infligés. En
    Afghanistan, les Taliban détiennent désormais plus de territoire qu’à aucun moment
    depuis 2001. Un sondage de 2016 a révélé que plus de 90 pour cent des jeunes en Irak
    considèrent maintenant aux Etats-Unis un « ennemi » de leur pays.
    L’État islamique, qui a été créé en grande partie par l’invasion américaine de l’Irak,
    contrôle de vastes étendues de territoire en Irak, en Syrie et en Libye et a démontré une
    capacité renforcée à organiser des attaques en Europe. En juin, le directeur de la CIA
    John Brennan a dit au Congrès que « malgré tous nos progrès contre ISIL sur le champ
    de bataille et dans le domaine financier, nos efforts n’ont pas réduit la capacité du
    terrorisme et la portée mondiale du groupe. »
    Al Qaeda, l’ennemi original, contrôle aujourd’hui des territoires au Yémen et en
    Somalie, mais il n’est plus considéré comme une priorité. En l’espace d’un an, par
    exemple, la guerre appuyée par les Etats-Unis au Yémen a quadruplé la taille d’al-Qaïda
    dans la péninsule arabique — la plus dangereuse émanation du groupe terroriste. La
    CIA a continué d’armer les rebelles syriens, malgré le fait que ces armes ont trouvé leur
    chemin vers un ancien affilié d’al-Qda. L’Ancien général David Petraeus, ancien
    commandant des forces US en Irak et en Afghanistan, a en fait suggéré d’armer
    directement al-Qaïda pour aider à combattre l’Etat Islamique.
    Malgré l’absence de progrès, les 15 dernières années de guerre ont eu un coût terrible.
    Les États-Unis ont perdu presque 2 300 militaires en Afghanistan et près de 4.500 en
    Irak. Des centaines de milliers ont été handicapés pour toujours. Ces chiffres ne
    comprennent pas au moins 6 900 contractuels étasuniens et au moins 43 000 soldats
    afghans et iraquiens qui ont perdu la vie.
    Le nombre de décès dans les pays qui ont attaqué les États-Unis varie mais selon les
    estimations prudentes il va de plusieurs centaines de milliers à bien plus de 1 million.
    Ajoutez à cela les centaines de personnes torturées dans les prisons étasuniennes et les
    milliers tués par des drones américains au Yémen, au Pakistan et en Somalie.
    Le coût financier de la guerre contre le terrorisme est incalculable. On estime que les
    guerres d’Irak et l’Afghanistan, y compris les frais médicaux pour les anciens
    combattants, ont fini par coûter aux États-Unis au moins 4 mille milliards de dollars.
    Les budgets de renseignement ont doublé, au sommet de plus de $ 800 milliards
    dépensés sur la « sécurité intérieure ».
    Des milliards de dollars ont été gaspillés sur des projets stériles – comme un plan ayant
    échoué à installer des détecteurs de rayonnement dans les aéroports, qui a coûté au
    gouvernement $ 230 millions. Le « Department of Homeland Security » a perdu 1,1
    milliards $ sur une clôture « virtuelle » par des capteurs le long de la frontière mexicaine

    Faucon USavant la mise au rebut du programme. Les exemples s’accumulent. La CIA a payé à un

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