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18 novembre 2019

Quand Daesh sécurise Israël : du dôme de fer au dôme de chair


P.A.S.

Yahia Gouasmi

Lundi 26 décembre 2016

Alors que le soutien apporté par l’entité sioniste aux criminels de « Daesh and Co » n’est plus un secret, on se rend compte que l’état criminel utilise les takfiris comme une véritable ceinture de protection humaine tout autour de ses frontières.

Les troupes terroristes constituent une véritable armée de défense au service de l’entité sioniste, qui les place en première ligne contre la menace de l’axe de la résistance.

Le chef des services secrets israéliens, le général Herzi Halevy, vient de confirmer cela il y a quelques jours en affirmant:

« qu’Israël ne voulait pas que la situation en Syrie finisse avec la défaite de l’EI », ajoutant que « cela laisserait Israël isolé devant le Hezbollah et l’Iran qui possèdent d’importantes capacités militaires, et placerait le pays dans une position très difficile ».

Cela est appuyé par les propos récents de l’ancien chef du Conseil Israélien de Sécurité, le général Giora Eiland, qui a insisté sur le fait qu’«Israël ne pourra plus supporter une nouvelle guerre avec le Hezbollah, dont la puissance militaire est telle, qu’en cas de conflit, il n’y aurait aucune chance de réussite » pour l’état sioniste terroriste.

Tout est dit :

Daesh et consorts constituent un rempart israélien contre l’axe de la résistance, dont le Hezbollah est le fer de lance, et qui terrorise l’entité criminelle. C’est pour cela qu’une véritable zone de protection humaine est mise en place tout autour des frontières de l’entité sioniste.

En Syrie, l’aide israélienne aux terroristes affiliés à Daesh dans le Sud du pays, notamment sur le Golan syrien occupé, n’est plus un secret pour personne.

La couverture aérienne et les barrages d’artillerie fournis par l’armée israélienne ont joué un rôle crucial dans l’avancée des groupes terroristes dans le Golan, dans le but d’instaurer une ceinture de sécurité le long du plateau occupé.

En effet, l’objectif des militaires israéliens est de créer une zone tampon dans le Sud syrien allant de la frontière jordanienne jusqu’à la frontière libanaise pour ensuite l’annexer à la partie qu’ils occupent sur le Golan syrien en utilisant les terroristes d’Al-Nosra et ce qui reste de l’Armée syrienne libre.

Malheureusement pour l’entité criminelle, ses plans se voient aujourd’hui contrecarrés par la libération d’Alep, qui va permettre aux forces de la résistance et à l’armée syrienne de se concentrer sur la reprise de la province hautement stratégique de Deraa, sur les frontières avec la Jordanie d’une part et d’Israël de l’autre, et où se trouvent les hauteurs du Golan.

C’est via Deraa que se déroule un intense trafic d’armes et de terroristes vers la Syrie en provenance de la Jordanie et d’Israël, et sa libération terrorise l’état sioniste criminel, car elle impliquerait la rupture de l’une des principales voies d’approvisionnement des takfiris, mais surtout la présence du Hezbollah aux portes d’Israël.

Autre région frontalière de l’entité sioniste touchée par la présence djihadiste : le Sinaï égyptien.

En effet, depuis le « printemps» égyptien de 2011, nombre de groupes terroristes y ont fleuri pour y faire régner la terreur, et l’armée égyptienne n’ose plus s’aventurer dans certaines régions de cette péninsule frontalière d’Israël. Le groupe « Ansar Beit al-Maqdis », qui s’est rallié à l’État islamique, y est fortement implanté et a mené de nombreuses attaques meurtrières contre l’armée et la police égyptienne, faisant des dizaines de morts.

Là aussi, la collusion avec l’entité sioniste semble évidente. L’objectif étant d’affaiblir l’armée égyptienne qui n’est plus aussi fiable qu’auparavant vis-à-vis d’Israël, d’autant que le Marechal al- Sissi semble prendre depuis peu des positions allant à l’encontre des intérêts sionistes dans la région.

Par ailleurs, la présence de ces groupes takfiris dans l’espace frontalier d’Israël permet comme dans le cas du Golan d’établir une zone tampon renforçant les défenses sionistes contre une éventuelle menace égyptienne.

Mais un autre objectif existe à travers l’existence de ces groupes djihadistes égyptiens : l’infiltration de la bande de Gaza afin de contrer les mouvements de la résistance palestinienne.

Si l’EI réussissait à s’implanter à Gaza ou en Cisjordanie, cela serait catastrophique pour la résistance qui verrait s’ouvrir un nouveau front contre elle et l’affaiblirait considérablement.

On sait que Daesh et consorts sont totalement indifférents à la cause palestinienne, bien au contraire, ils combattent les Palestiniens avec une rare férocité, comme l’ont montré les massacres perpétrés dans le camp palestinien de Yarmouk(Syrie) en avril 2015.

En juillet 2015 admettant que l’État islamique était actif dans la bande de Gaza après des mois de déni, le Hamas avait lancé des critiques contre le groupe djihadiste indiquant ses craintes profondes de voir Daesh se saisir de la bande de Gaza.

En effet, ces groupes commencent à s’implanter en Palestine occupée, et on voit aujourd’hui le drapeau noir de l’État islamique s’inviter dans certains cortèges lors d’enterrements à Gaza. Si Daesh et associés s’emparaient de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, cela constituerait aussi une autre zone tampon pour l’entité sioniste, qui semble cependant hésiter, pour le moment, à implanter en Palestine même, des groupes aussi imprévisibles.

La frontière libano-israélienne, qui est certainement la plus sensible pour l’entité sioniste, est pour l’instant préservée de l’influence « daeshiste » du fait de la vigilance des forces de la résistance et de la population du Sud-Liban.

En revanche, le reste du pays n’est pas épargné par la présence des groupes issus du pseudo- état islamique. En effet ses cellules dormantes sont réparties sur tout le territoire, depuis la vallée de la Bekaa jusqu’à certains quartiers de Beyrouth. On se souvient d’ailleurs que ces dernières ont déjà frappé à plusieurs reprises la capitale lors d’attentats à la voiture piégée notamment.

De nombreux cadres djihadistes ont profité de la situation syrienne en s’immisçant parmi les réfugiés, et leur objectif est clair : se regrouper au Liban pour créer des cellules fortes et efficaces pour ensuite frapper le moment venu, c’est-à-dire quand l’entité sioniste en donnera l’ordre.

Pour ce qui est de la frontière jordanienne, celle-ci ne constitue pas un problème pour les autorités sionistes qui peuvent compter sur un gouvernement jordanien aux ordres depuis des décennies. D’ailleurs, depuis 2011, la Jordanie contribue largement au trafic d’armes et de terroristes vers la Syrie.

On sait que des camps d’entraînement de djihadistes se trouvent sur les frontières syro-jordaniennes où ces derniers sont entraînés par des instructeurs américains ou israéliens, avant de gagner la Syrie.

Ceci dit, le royaume abrite en son sein un vivier de jeunes radicaux susceptibles de se retourner contre lui, mais qui ne menacent pas l’entité sioniste. En effet, des groupes djihadistes ont déjà commis quelques rares attentats contre les forces de sécurités jordaniennes, mais comme leurs alter ego de Syrie ou d’ailleurs, n’ont jamais tiré une seule balle contre Israël.

Ainsi, aujourd’hui les masques sont tombés et les faits confirment ce que le Parti Anti Sioniste a toujours affirmé : Daesh et associés sont des alliés objectifs de l’entité sioniste, « qui n’est aucunement menacée » par ces groupes takfiris, comme l’indiquait l’année dernière le ministre de la Défense israélienne Moshe Ya’alon.

Ce qui est aussi évident, à la lumière de l’analyse du Parti Anti Sioniste, c’est que l’entité criminelle compte sur les groupes terroristes de Daesh et consorts pour sécuriser ses frontières, en constituant le dernier barrage défensif d’Israël face à l’axe de la Résistance.

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,