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25 février 2021

Paris. Colloque “droits de l’homme en Libye”,13/12/2018: message de la famille du guide Mouammar Kadhafi.


Paris. Colloque “droits de l’homme en Libye”,13/12/2018: message de la famille du guide Mouammar Kadhafi.

Le Magazine Ngambo Na ngambo, 1er média en Europe pour la dynamique de la création des Etats Unis d’Afrique, était en reportage au colloque sur la situation des droits de l’homme en Libye qui s’est déroulé le jeudi 13 décembre 2018 à l’hôtel Le Méridien Etoile (quartier du métro Porte Maillot). Cet événement a été matérialisé dans le contexte exceptionnel de la célébration internationale des 70 ans de la “Déclaration Universelle des Droits de l’Homme”.

Dans cette première partie de notre reportage en trois volets, le MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO publie le message tant attendu de la famille biologique du Guide Mouammar Kadhafi. C’est le porte-parole de cette famille qui est un Libyen (membre de la famille du feu leader Kadhafi) qui l’avait lu en langue arabe devant des médias congolais de la diaspora de RDC, irakiens, français, éthiopiens, libyens, maliens, allemands, tunisiens, égyptiens, libanais et londoniens. Notre rédaction à Paris a pu avoir des copies en français et en anglais. “Maloba ya libota ya nkondo Mouammar Kadhafi”(1).

Journaliste Lilo Miango avec le porte-parole de la famille Mouammar Kadhafi,Mme Blandine Diafutua (présidente collectif Souveraineté Panafricaine) et Martin Sali Bongenge (président RCK)

Communiqué de presse

La famille du leader martyr Mouammar Kadhafi se demande aujourd’hui où est la parole de la communauté internationale face à la situation en Libye : car elle est blessée, comme tant d’honorables familles libyennes, parmi lesquelles ont été sacrifiés tant de martyrs, de prisonniers et de personnes déplacées. Les évènements en Libye sont dominés par l’aggravation du rôle des milices et de groupes terroristes, le déplacement systématique et forcé de la population, l’effondrement complet du système étatique, la propagation d’une corruption sans précédent et la détérioration des conditions de vie, la prolifération des armes, des prisons secrètes et autres, dans lesquelles sont commis des crimes contraires aux valeurs et à la morale humaine ; tout cela semble invisible et inaudible à la communauté internationale qui est pourtant intervenue en 2011 en Libye sous le prétexte de la protection des civils.

Déclaration:

Premièrement : la famille du leader martyr Mouammar Kadhafi demande à la communauté internationale et à ses institutions compétentes d’ouvrir immédiatement une enquête sur l’assassinat de Mouammar Kadhafi et de ses compagnons, comme avait été créé un tribunal international spécial pour enquêter sur l’assassinat du président libanais Rafic Hariri ; elle demande que soient prises les mesures nécessaires pour récupérer leurs dépouilles. Nous demandons aussi l’ouverture d’une enquête sur les crimes commis par l’Otan contre des civils désarmés et non protégés et d’enquêter sur la nature des opérations militaires entreprises en regard des résolutions 1973 et 1970 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Deuxièmement : la famille du leader martyr Mouammar Kadhafi appelle les Nations Unies, sa Mission spéciale en Libye, ainsi que son Groupe de travail contre les arrestations arbitraires et son Conseil des droits de l’homme à Genève, à intervenir pour libérer Alssaidi Mouammar Kadhafi de la détention arbitraire dont il fait l’objet. Celui-ci a été acquitté par la justice libyenne depuis plusieurs mois, mais cette décision n’a pas été appliquée jusqu’à maintenant. Le Groupe de travail des Nations Unies a appelé expressément à sa libération en avril 2016. Nous demandons à ce que toutes les parties concernées assument leur responsabilité légale et morale dans cette situation. Nous leur demandons également de prendre toutes les mesures nécessaires pour libérer tous les prisonniers et détenus incarcérés depuis plus de sept ans dans des prisons, sans procès ni même inculpation, et la prise en charge du dossier des disparus et des déplacés par la force dans le pays et à l’étranger, ainsi que la réparation des dommages matériels et moraux subis par les victimes.

Troisièmement : la famille du martyr Mouammar Kadhafi rejette absolument le maintien des membres de la famille sous le régime de sanctions internationales infondées, inutiles, et qui pénalisent des femmes et des membres de la famille sur leur simple nom de famille, et sur des allégations vagues, alors qu’il y a des gens qui constituent des risques bien réels pour la paix et la sécurité en Libye, des terroristes, des milices illégales qui continuent à commettre des crimes impunément, et des individus corrompus qui continuent à piller les ressources de la Libye.

Quatrièmement, la famille du leader martyr Mouammar Kadhafi exprime son souhait que la Cour pénale internationale s’engage à respecter la décision de l’autorité judiciaire nationale libyenne et reconnaisse l’amnistie et la libération de Dr Saif al-Islam. Celui-ci a été jugé en Libye conformément aux procédures judiciaires reconnues par les lois et tribunaux libyens, et à la loi d’amnistie générale n° 6 de 2015 promulguée par le Parlement Libyen le 28 juillet 2015 applicable actuellement par les tribunaux.

La famille du martyr rappelle le rôle joué par Saïf al-Islam, l’homme pacifiste et instigateur des programmes de défense des droits de l’homme en Libye. Il a contribué au lancement du processus de réconciliation nationale et au dialogue et à la libération des prisonniers dans leur pays ainsi qu’à la libération de nombreux otages enlevés en Libye, de différentes nationalités, dans différents pays. C’est un civil, et n’a jamais été un chef militaire comme le prétendent indument certains journalistes malhonnêtes. Le procureur de la CPI devrait ouvrir une enquête sur les crimes qu’il a dénoncés dans son rapport sur la Libye. Il devrait cesser de persécuter Saïf, et reconnaître le verdict des autorités judiciaires libyennes.

Cinquièmement : la famille du leader martyr Mouammar Kadhafi exprime ses regrets devant le silence de la communauté internationale, de la Ligue arabe, de l’Organisation de la conférence islamique et des organisations de défense des droits de l’homme dans l’affaire de l’otage du sectarisme Hannibal Kadhafi, qui a été kidnappé en République arabe syrienne le 11/12/2015 et transféré au Liban où il a subi la torture ; sa détention s’est prolongée jusqu’à maintenant sous prétexte de l’affaire de M. Musa al-Sadr, alors qu’Hannibal n’avait pas trois ans à l’époque des faits, sur lesquels nous réclamons aussi des éclaircissements.

Sixièmement : la famille du leader martyr Mouammar Kadhafi appelle tout le peuple libyen, dans toutes ses composantes dans le pays et à l’étranger sans exception, à remplir leur devoir national, et à tenir une conférence nationale sur le sol libyen. Nous ne nous considérons pas les gardiens du peuple libyen, et n’aspirons pas au pouvoir. Mais nous voulons que le la Libye tourne la page, et que le peuple libyen travaille ensemble dans le plein respect de ses droits égaux, en retenant les leçons des erreurs et des réussites grandioses du passé. Nous croyons que le chemin vers la réconciliation, la sécurité et le salut dépend à la fois de la volonté du peuple libyen et des tribus, et de leurs droits de poursuivre des objectifs communs sans interférence. Souveraineté, progrès et développement iront de pair. Seuls les Libyens sont autorisés à choisir leur destin et leur avenir. Si la mission de l’ONU en Libye est sérieuse, elle doit écouter la représentation des tribus et les représentants des organes sociaux. Ceux-ci, ainsi que les tribus, sont conscients des problèmes et sont capables de trouver des solutions à la crise libyenne. Mais cela n’est pas possible tant que les gens au pouvoir ne poursuivent que leur propre intérêt ou la soumission à des objectifs étrangers.

Enfin, comme nous l’avons signalé, la famille du martyr Mouammar Kadhafi appelle la communauté internationale par toutes ses organisations à assumer sa responsabilité juridique, morale et humanitaire, et elle exhorte les médiats en particulier ceux qui sont sincères à traiter sérieusement de ces problèmes.

Fait à Paris, le 13/12/2018

 

Professeur Robert Charvin, la Française Ginette(Cidl), le Prince Henri Sixte de Bourbon de Parme et Michel Collon (journaliste belge).

Press release.

The family of the martyr leader Muammar Gaddafi scarified as same as other Libyan honourable families who offered martyrs, prisoners and displaced persons. We observe the events in Libya which reveal the complete collapse of the state system. The control of militias and terrorist groups lead to the systematic and forced displacement of the population, as well as the unprecedented corruption which lead to deteriorating living conditions of Libyan people. The spreading of weapons and secret detentions where the crimes that are contrary to human values and morals are daily committed. All this happened in front of the sight and hearing of the international community, which intervened in Libya under the pretext of protecting civilians. So, where are they today from all these crimes?

Especially after the recognition of the leading leaders of the major powers that led the war against libya that they made a serious mistake in the intervention built on the falsified and misleading press reports.

The family of the martyr leader Muammar al-Gaddafi issue the following statement:

First: The family of the martyr leader Muammar Gaddafi urges the international community and its relevant institutions to open an immediate investigation into the assassination of the Muammar Gaddafi and his colleagues in the same manner as the establishment of a special international tribunal to investigate the assassination of Lebanese President Rafik Hariri. The international community also has to take the necessary steps to collect the remains of the leader Gaddafi and his comrades.

International investigations have to be opened about the crimes that were committed by NATO against defenseless civilians as well as to investigations in the nature of military operations of NATO in accordance with the content of resolutions 1973 and 1970. And here we raise a question, why the NATO suspended it’s militar operations claimed to be for the civilian protection on the day of 20/10/2011 when the convoy of leader Gaddafi was stroked.

Second: The family of the martyr leader Muammar Gaddafi calls on the United Nations and its Special Mission to Libya as well as the Working Group of Arbitrary Detention in Geneva to intervene to free Mr. Alsaadi Muammar Gaddafi, who has been acquitted by the Libyan judiciary since several months. The UN Working Group called for him to be released in April 2016, and the Libyan Court’s subsequent decision to release him immediately has not been implemented. We put all those who are responsible in front of their moral and legal responsibilities. In this regard we also call on all concerned parties to take all necessary measures and steps to release all the illegally and arbitrarily detained prisoners and detainees who have been in prison for more than seven years without trial or even charges. They also have to consider those who are forcibly displaced internally and externally, and the need to redress their material and moral damages.

Third: The family of the martyr Muammar Gaddafi expresses its concerns regarding the continued application of unnecessary and unfounded sanctions, which are based on vague and spurious allegations, and which penalise them for their name, rather than their individual actions. Rather than unlawfully punishing innocent women and family members, the Security Council should focus on persons who are actual risks to the peace and security of Libya, such as terrorists, illegal militia who continued to commit crimes with impunity, and corrupt individuals who continue to embezzle Libya’s resources.

Fourth: The family of the martyr leader Muammar Gaddafi expresses its hope that the International Criminal Court (ICC) will adhere to its mandate to give priority to local justice, and therefore terminate its case and recognise the lawful release of Dr. Saif al-Islam. Even though, he was tried, in accordance with the legal procedures recognized in the Libyan courts, which ended with the general amnesty law No. 6 of 2015. This law is issued by the Libyan parliament on 28 July 2015 and it is accepted currently in Libyan courts. The martyr’s family remind you with the role of Dr. Saif al-Islam, the the pioneer of human rights programs in Libya. He contributed to the launching of the national reconciliation process, dialogue and participation in the release of prisoners at home and the liberation of many hostages of various nationalities in many different countries.

Dr. Saif Al-Isalm is civilian and he never been a military commander as it is promoted in the fake journalist reports. The prosecutor of the International Criminal Court (ICC) should open an investigation of crimes that hedescribed them as a regrettable in his report about Libya. However, the attorney of the General Office had been preoccupied only with the follow-up of the case of Dr. Saif Al-Islam, in which the Libyan judiciary was dismissed, as mentioned above.

Fifth: The family of the martyr leader Muammar Gaddafi expresses regret over the silence of the international community, the Arab League, the Organization of the Islamic Conference and Human Rights Organizations on the case of the hostage of sectarianism Mr. Hannibal Muammar Gaddafi. Who was kidnapped from the Syrian Arab Republic since December 11th 2015 then transferred to the Republic of Lebanon. The pretext of this abduction and continued detention was under the case of Imam. Musa al-Sadr. However, when Imam Musa Al – Sadr was kidnapped Mr.Hannibal was just two years old in that time. The truth is also important for us and we want to know what exactly happened in that incident and circumstances.

Sixth: The family of the martyr leader Muammar Gaddafi is encouraged by the national duty to call upon all the Libyan people components at home and abroad without exclusion, to hold a national conference inside Libya. In this regard, we stresses that we are not theguardians of the Libyan people and do not aspire to power. We do however, look forward to seeing Libya turn a new page in its history, and the Libyan people working together with full respect for their equal rights to learn from both the mistakes and the many achievements of the past. It is our belief that the path towards reconciliation, security and safety depends on both the will of the Libyan people and tribes to work towards these goals, and the right of the Libyan people and tribes to pursue these goals without interference. The sovereignty throughout the country will be pushed forward to march of development and progress in all sectors. The Libyan people are the only ones who are authorized to determine their fate and their future.

If the UN Mission in Libya is serious in finding a solution to the crisis in Libya, so they have to return to the Libyan people who are represented by the tribes and social leadership. The tribes and the social leaderships are aware of their problems and they are also able to find effective solutions to the Libyan crisis. A fair, just and safe future will remain out of reach as long as those in power pursuea personal or foreign agenda, rather than the best interests of the Libyan people.

Finally, based on the mentioned above, the family of the martyr leader Muammar Gaddafi calls upon the international community to abide by its legal, moral and humanitarian responsibilities and urges the media, especially the sincere ones of them, to highlight these issues.

Issued in Paris on 13 December 2018

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Journaliste Lilo Miango et son altesse royale le prince Henri Sixte de Bourbon de Parme (famille royale de France) qui a ouvert le colloque.

(1) C’est écrit en langue internationale Lingala. (Traduction “message de la famille du feu Mouammar Kadhafi”).

Photos prises à l’hôtel Le Méridien Etoile, Paris, jeudi 13 décembre 2018: MAGAZINE NGAMBO NA NGAMBO.

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,