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4 juillet 2020

360 milliards de sauterelles ravagent l’Afrique de l’Est et le Moyen-Orient – un fléau de “dimension biblique” largement  occulté par les médias


 

Tandis que nos médias titrent sur le coronavirus

Chère lectrice, cher lecteur,

Vous trouverez à la fin de ce message des informations rassurantes sur le coronavirus.

Mais, comme les médias ne parlent quasiment pas de cet autre fléau, je voudrais vous parler d’un phénomène inquiétant qui se produit en ce moment : l’Afrique de l’est est envahie par des nuages de sauterelles de dimension “biblique”, qui risquent  bien de faire des millions de victimes.

Difficile de croire ce qui est en train de se produire en Afrique de l’Est et au Moyen-Orient en ce moment.

Environ 360 milliards de sauterelles (en fait, des criquets pèlerins) dévorent les récoltes à une allure effrayante. Et les experts des Nations-Unies estiment que ce fléau de “dimension biblique” pourrait devenir bien pire dans les mois qui viennent.

Les criquets-pèlerins peuvent franchir 140 km par jour, et chaque adulte consomme son poids en végétation toutes les 24 heures.

Ces petites créatures voraces se déplacent en colonies absolument gigantesques qui peuvent faire jusqu’à 60 km de large. Des millions et des millions de personnes sont en train d’assister à ce désastre, et n’auront très bientôt plus rien à manger… du tout.

Après avoir ravagé l’Afrique de l’Est et le Moyen-Orient, les criquets sont en train de menacer le Pakistan, qui a déclaré l”urgence nationale suite à la pire invasion depuis 27 ans.

Le soleil disparaît

Un des phénomènes les plus marquants des nuages de criquets est que, même en plein désert, ils noircissent le ciel au point de faire disparaître le soleil.

De terrifiantes photos montrent le nuage passant sur l’Arabie Saoudite.

Il s’agit certainement du pire fléau d’animaux migrateurs dans le monde”, a déclaré Keith Cressman, expert en agriculture à la FAO. “Un nuage de la taille de Rome peut manger autant de nourriture en un jour que toute la population du Kenya”.

Même le bétail est menacé car les criquets dévorent aussi l’herbe des pâturages.

Le nombre de criquets pourrait être multiplié par 500 !

Le nombre de criquets pourrait toutefois être multiplié par 500 d’ici le mois de juin, si rien n’est fait pour enrayer la catastrophe.

Il se trouve en effet que les conditions actuelles en Afrique sont extrêmement favorables à l’accouplement et la reproduction des criquets.

Des cyclones ont en effet touché les endroits les plus secs de la péninsule arabe l’année dernière. L’humidité a permis aux œufs d’éclore, et un autre cyclone leur a permis de se reproduire et de se multiplier de façon inhabituelle, avant de partir envahir la Corne de l’Afrique où ils sont en train de tout ravager.

A chaque génération, le nombre de criquets peut être multiplié par vingt, et plusieurs cycles vont avoir lieu dans les mois qui viennent.

Une famine apocalyptique

Pour les villageois africains qui dépendent des cultures vivrières, c’est une tragédie :

Sous leurs yeux, ils voient disparaître les récoltes qui devaient assurer leur survie.

Que restera-t-il pour leurs familles dans les mois qui viennent ? La réponse est malheureusement claire : rien.

Les vies n’ont pas toutes la même valeur

C’est à cela qu’on voit que toutes les vies n’ont pas la même valeur.

Les médias multiplient les gros titres sur le coronavirus qui a fait jusqu’à présent :

  • 811 morts (en un mois), sachant que meurent chaque jour en Chine 3000 personnes de problèmes respiratoires (et, par jour, 30 000 toutes causes confondues, soit un million de personnes par mois).

Rappelons que les coronavirus ne sont pas en soi plus dangereux que les autres virus. On n’en connaît que six aujourd’hui, dont quatre provoquent de simples symptômes équivalents au rhume ou à la gastro.

Deux coronavirus se distinguent : le MERS et le SARS hautement pathogènes.

Or, pour l’instant, il n’y a aucune raison de penser que le coronavirus de Wuhan appartienne à la catégorie “hautement pathogène”.

Pour l’instant, les données disponibles sont trop incomplètes pour permettre d’affirmer que le virus qui a émergé à Wuhan appartient à l’une ou l’autre de ces catégories. Il va falloir attendre d’obtenir plus d’informations, de la part des autorités sanitaires chinoises notamment.”, indique Anne Goffard, médecin, professeur des universités et praticienne hospitalière (Université de Lille). [1]

La plupart des victimes souffrent de problèmes de santé

Au contraire, pour l’instant, les victimes sont âgées, souffrant de problème de santé :

80 % des victimes sont âgées de 60 ans ou plus et 75 % souffraient déjà de problèmes de santé”, selon la Commission nationale de la santé (CNS) de Chine (déclaration du mardi 4 février 2020).

Le plus jeune avait 36 ans mais il était déjà hospitalisé le 9 janvier pour insuffisance cardiaque.

Pour l’instant, le taux de mortalité est quatre à cinq fois plus faible que celui du Sras (2,1 % contre 9,6 %).

À la question : “Faut-il craindre que le coronavirus devienne plus dangereux pour l’être humain ?”, le Pr Anne Goffard répond :

Probablement pas. On ne connaît en effet aucun cas de coronavirus peu pathogène qui soit devenu hautement pathogène.

 

Au contraire, les mécanismes d’adaptation font généralement que les virus très pathogènes perdent en virulence au fil du temps. Ainsi, les virus responsables des pandémies de grippe sont initialement relativement peu adaptés à l’humain. Petit à petit, ils accumulent des mutations, et ils deviennent moins pathogènes.

Ces propos sont confirmés par le Pr Payan, virologue au CHU de Brest :

“ Si le virus s’adapte à l’espèce humaine, il va gagner en capacité d’adaptation et de transmission d’un sujet à l’autre, mais il va perdre certainement en virulence. On se retrouverait avec le même type de coronavirus que l’on connaît déjà, dont le taux de mortalité est quasi-zéro.” [2]

À qui profite cette hystérie autour du coronavirus ?

À qui, donc, profite cette hystérie autour du coronavirus ?

  • Aux Autorités Chinoises, qui cherchent à détourner l’attention de ce qu’elles font à Hongkong, et de leurs méfaits en général sur leurs populations et sur l’environnement ? [3]
  • A l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) pour qui chaque pandémie, réelle ou supposée, est l’occasion de réclamer – et d’obtenir – des fonds supplémentaires en nous menaçant de catastrophe ? [4]
  • Aux laboratoires pharmaceutiques et à l’industrie du vaccin qui, comme il se doit, reçoivent des fonds d’urgence [5] pour nous préparer un “indispensable” vaccin [6] supplémentaire contre le coronavirus ?
  • Ou, d’une façon générale, à ceux qui nous gouvernent et qui ont intérêt à nous faire trembler pour pouvoir se présenter à nous comme les indispensables sauveurs, Zorro, Goldorak et Capitaine Flamme réunis, pour “sauver tous les Hommes” des méchants virus, et ainsi masquer leur incapacité face aux vrais problèmes ?

Une chose est sûre : les Africains voient leurs récoltes disparaître, pour de vrai, et leurs enfants menacés d’une terrible famine à très court terme, pour de vrai.

Certes, ils ne sont aujourd’hui pas considérés par les puissants comme les bons “chevaux” sur lesquels miser ; des problèmes qui méritent qu’on en parle.

Mais au fond, ce mépris est-il différent de celui dont nos Autorités de santé font preuve pour des pans entiers de la population française, dont les problèmes sont censés ne pas être graves, ou même, ne pas exister ?

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis
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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,