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25 juin 2021

L’Allemagne interdit l’ONG islamiste « Ansaar International » pour financement des groupes terroristes


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06/05/2021

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L’ONG Ansaar International et ses différentes branches sont soupçonnées de financer le terrorisme sous couvert d’activités caritatives.

Le ministre allemand de l’Intérieur, Horst Seehofer, a interdit mercredi l’association islamique Ansaar International et ses branches, soupçonnées de financer des groupes terroristes à l’étranger.

« Pour combattre le terrorisme, il faut tarir ses sources de financement » : voilà ce qu’a tweeté le ministre allemand de l’Intérieur, Horst Seehofer. Ses services ont décidé d’interdire l’organisation Ansaar International et ses différentes branches. Cette structure salafiste basée à Düsseldorf, en Allemagne, est soupçonnée de soutenir des réseaux terroristes et d’avoir ainsi violé la Constitution allemande, sous couvert d’aide humanitaire.

Cette interdiction a été appliquée , mercredi matin 5 mai , dans 10 des 16 Etats allemands, selon le ministère de l’Intérieur. Près de 1.000 officiers mènent des recherches et environ 150.000 euros (180.000 dollars) en espèces ont été saisis jusqu’à présent.

« Si vous voulez combattre le terrorisme, vous devez tarir ses sources d’argent », a expliqué M. Seehofer dans un communiqué. Les associations interdites « diffusent une philosophie salafiste et financent le terrorisme dans le monde entier sous couvert d’assistance humanitaire », a-t-il ajouté.

Ansaar International et ses branches utilisaient un réseau d’associations et d’individus pour générer des dons, lesquels servaient à soutenir des organisations terroristes, selon le ministère.

« Nous ne pouvons pas autoriser ceux qui collectent des dons à des fins pseudo-caritatives pour ensuite financer le terrorisme à se cacher derrière nos lois sur les associations », a souligné M. Seehofer.

Derrière une couverture caritative…

A première vue, les activités d’Ansaar International sont louables : l’organisation affirme aider à la construction de puits, d’écoles, à la prise en charge d’orphelins.

Mais les autorités allemandes estiment que l’humanitaire sert de couverture à l’organisation pour des objectifs plus sombres : recruter des militants salafistes prêts à s’engager dans le djihad et soutenir des réseaux terroristes.

C’est donc un gigantesque coup de filet que les services de police ont lancé dans plusieurs Länder ce matin, procédant à des perquisitions et des dizaines d’arrestations dans dix régions différentes.

« Qui prétend récolter de l’argent pour une bonne action et l’utilise en fait pour financer le terrorisme ne doit pas pouvoir se réfugier derrière notre loi de protection des associations. » (Tweet de Horst Seehofer, ministre de l’Intérieur )

Des fonds pour des groupes terroristes

Près de 150.000 euros ont été confisqués par le millier de policiers déployés – des dons destinés à des groupes terroristes au Yémen, en Syrie (le Front al-Nousra), en Palestine (le Hamas) et en Somalie (la milice al-Shebab).

Le ministère de l’Intérieur reproche également à Ansaar International des activités de missionnaire, c’est-à-dire du prosélytisme anticonstitutionnel à des fins de recrutement.
>>> A lire aussi : La justice allemande approuve l’expulsion de terroristes présumés

Les différents ministères régionaux de l’Intérieur concernés – de différentes couleurs politiques – se sont félicités de la bonne coopération des services de police engagés dans l’opération antiterroriste. Le ministre de l’Intérieur du Bade-Wurttemberg a par exemple déclaré qu’il fallait que les organisations qui soutiennent le terrorisme sentent s’appliquer la loi « dans toute sa dureté ».

Les premiers ennuis d’Ansaar International avec les autorités allemandes ont commencé en 2019, lors d’une razzia lancée en avril contre une branche locale de l’organisation créée en 2012, en Rhénanie-du Nord Westphalie, près de Düsseldorf. 90 personnes avaient alors été interpellées et du matériel confisqué.

Tout un réseau démantelé

Plusieurs structures seraient liées au réseau Ansaar International, comme la fondation qui porte le nom du footballeur germano-tunisien Änis Ben Hatira, le Comité d’information et de conseil somalien basé à Darmstadt ou encore des organisations présentées comme caritatives, parmi lesquelles des associations de défense des droits des femmes ou des magasins de fripes.

Trois personnes, âgées de 32 à 40 ans, sont soupçonnées d’être à la tête de ce réseau qui auraient trompé ses donateurs sur la destination de l’argent versé à l’association et détourné une partie des fonds.

Source :DW et Xinhua https://www.youtube.com/embed/pSZYAiEI3hY?feature=oembed

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